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Anti-résolution écologique n°3 : Renoncez à sauver le monde…

Série "Les 3 anti-résolutions écologiques pour lâcher-prise en 2020" : Partie 3/3


Ça y est, après la lecture des deux articles précédents, vous êtes déterminé(e) à ne prendre aucune bonne résolution écologique en 2020 et, pour préserver vos acquis, à vous protéger des critiques gratuites.


Pour clore cette thématique, j’aimerais vous proposer de changer profondément d’état d’esprit et d’arrêter durablement de vouloir faire toujours plus, en acceptant une évidence qu’on aimerait trop souvent oublier : vous n’êtes pas un super-héros.


Anti-résolution n°3 : N’en faites pas plus (que votre part)


Que le sentiment d’impuissance peut être violent, quand on constate partout et sans cesse dans les médias que le monde prend littéralement feu : l’usine Lubrizol de Rouen en septembre 2019, l’Australie encore actuellement et depuis le mois d’octobre…


Les pertes humaines, matérielles et bien sûr écologiques sont colossales et on aurait forcément envie de contribuer aux efforts pour réparer (ou du moins, limiter) les dégâts.


Mais il est, malgré toute la bonne volonté du monde, impossible de s’engager dans toutes les causes…


Il est impossible même de les prioriser !


La vidéaste Coline pointe une dimension qu’elle nomme « la Charge morale », qu’elle définit comme étant l’équivalent de « la charge mentale, mais pour tout ce qui a trait à la question morale, autrement dit, tous ces trucs qu’on se doit de faire moralement. »


En pratique, il s’agit de prendre sur soi la charge de mettre en place, au quotidien ou pour une occasion particulière, toutes les initiatives qui ont de l’importance sur un plan moral, comme… celles à dimension écologique.


En bref, « s’occuper de sauver le monde ».


Encore une fois, les stéréotypes de genre n’épargnant pas les femmes, il y a statistiquement de plus grandes chances que vous vous sentiez davantage concernées, mesdames, que messieurs.


Vous savez, ce fameux stéréotype qui veut que les femmes aient un élan inné à « prendre soin de » (une préoccupation pour le « care » comme disent les anglo-saxons)… ? En réalité, la sociologie nous le montre bien, cette tendance est fortement ancrée par l’éducation genrée…

Car bien entendu, ce puissant sentiment de responsabilité individuelle qui nous pousse à augmenter sans cesse notre charge est valable pour toute personne, homme ou femme, qui se sent concernée par le sort de l’environnement, de la planète et de ses habitants !


Ce sentiment est bien sûr légitime, mais il est également, selon moi, à mettre en perspective.


Car si on nous rappelle souvent que chacun a bel et bien sa part de responsabilité, comme le fait allègrement la fable du Colibri et de la forêt en feu… On oublie la plupart du temps de dire que, dans le conte originel, le colibri meurt d’épuisement avant d’être parvenu à éteindre l’incendie !


Prendre sa part, oui ; et on peut même en retirer un certain plaisir, voire une fierté.


Cependant, s’exténuer en se surajoutant des tâches, des contraintes et des impératifs, c’est ultimement se tuer vainement à la tâche !


Alors que faire ?


On pourrait bien se dire qu’il faut encourager les autres à faire la leur ! Mais responsabiliser chacun, à son échelle, serait encore une « tâche » en plus… et pas des moindres.


La seule solution est, à mon avis… d’accepter qu’on ne peut être partout.


Si vous vous en sentez l’énergie et le courage, vous pouvez garder bien sûr les engagements existants, dans la mesure où ils font sens pour vous.


Mais s’il n’y avait qu’une seule chose que vous pouviez impérativement faire davantage pour pérenniser, voire étendre votre champ d’action, à mon avis, ce serait : prendre soin de vous et de ce qui compte, fondamentalement, pour vous.


C’est une question de bon sens ; vous ne pouvez pas vous multiplier, mais si vous éparpillez votre énergie aux quatre vents, vous finirez désintégré(e) par vos efforts… ou vous n’aurez d’autre choix, épuisé(e), au pied du mur, que de les abandonner brutalement.


Et il y a aussi là-dedans une question de logique : si chacun ne s’occupait « que » de ses voisins (humains, animaux, végétaux, habitat)… alors personne ne serait oublié dans l’affaire, puisqu’on est tous le voisin de quelqu’un.


Se tourner prioritairement vers soi-même, son environnement immédiat (c’est-à-dire ses proches), est le mieux qu’on puisse faire pour tenir à long terme. Le reste du monde peut bien sûr bénéficier de notre énergie supplémentaire, mais ne doit pas venir grignoter notre énergie vitale…


Bilan : Profitez de la vie (un maximum)


Comme vous l’avez sûrement compris, toutes ces anti-résolutions étaient finalement plus ou moins placées sous le signe de l’égoïsme.


Un égoïsme que je crois sain, dans le sens où il est assimilable, finalement, à de la modestie…


Il s’agit de prendre conscience de ses limites et les accepter !


C’est une forme d’égoïsme raisonnable, auquel il peut être bon de revenir parfois, quand on est du genre à tellement chercher à tendre vers la perfection qu’on en vient presque à oublier sa condition de simple être humain.


Ce qu’il faudrait donc retenir si vous voulez conserver un mode de vie responsable ET organiser un événement qui le soit également en 2020, c’est donc :

- Pensez global ;

- Faites-vous confiance ;

- Faites (seulement) votre part.


Pour concilier au quotidien vos convictions et vos rêves, les seules véritables limites sont votre créativité et votre énergie.


La première se travaille, la seconde doit s’économiser.


Une VRAIE bonne résolution de 2020 pourrait bien être : lâchez prise.


Envie de vous délester du stress de la préparation de votre grand jour ? Une bonne résolution : contacter dès à présent Quorum pour parler de votre projet, de vos souhaits… et être accompagné(e) en toute sérénité dans son organisation.

 

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